Courtagnon Dimanche 17 mars 2019

20 Mars 2019 , Rédigé par MR

Aventures en Gadoue Land

Cette randonnée était un piège, nous l’avons senti dès le départ !

Déjà ce délicieux soleil juste avant de partir, destiné à attirer les plus frileux pour un dimanche annoncé comme une catastrophe climatique.

A peine franchie la porte de votre appartement, claqué la porte de votre voiture, que la grêle s’abattait sur votre capot !

 

Délaissant ce signe avant coureur, vous décidez courageusement de poursuivre  et voilà que d’un seul coup vous vous souvenez que le lieu de rendez-vous est modifié. Un deuxième signe qui alerterait n’importe quel randonneur mais comme dans tout bon polar vous continuez alors que tous les lecteurs vous crient de faire demi tour ou de ne pas y aller seul(e). Bon nous étions une bonne vingtaine, alors nous avons pris le départ.

Vous aviez lu que « là-bas, au bout d’un mince ruban de terre battue, coincé au fond de la vallée de l’Ardre, il était un village drapé dans la verdure de ses forêts et riche d’assez de champs et de vignes  pour que cinq familles y vivent en paix ».

Arrivé sur les lieux, vous découvrez que Courtagnon est un cul de sac, une voie sans issue !

 

Et pour corser le tout, uniquement deux petites barres sur votre téléphone portable ! Cependant,  impossible de faire demi-tour et d’abandonner Jean pour sa dernière randonnée de la saison champenoise.

Ce pigeon, figé dans sa dernière pose n'est pas de nature à vous rassurer !

 

Résignés, vaincus, nous avons entamé  sous le soleil, un enfer de boue, d’eau et de glissades pour pénétrer dans une forêt maléfique. Là, une branche tente de perforer le crâne de Daniel puis, surgissant du sol marécageux, de perfides ronces cherchent à l'entraîner vers les profondeurs. Quelques  kilomètres plus loin, nous découvrons le cadavre dépecé d’un sanglier dont les entrailles avaient disparu … pour nourrir le monstre qui semblait nous poursuivre. Ne restaient que deux poumons roses, qui plus jamais ne se gonfleraient.

 

Impossible de convaincre Jean pour une photo de l'animal

 

Un peu loin c’est un chevreuil qui traverse devant nous, affolé, poursuivi sans nul doute par la bête sans nom. Nous savions depuis le départ que nous n’aurions aucune ressource alimentaire sur notre chemin, car le moulin de Courtagnon porte le nom évocateur de « moque-souris » pour décrire un moulin si peu achalandé que les souris en rient encore.  Nous ne devions donc compter que sur nos propres ressources pour sortir de cette forêt verte, certes mais qui parfois prenait, dans la pluie ou le soleil des allures de « Zone Blanche » et tous ceux qui ont vu la série comprendrons notre état d’esprit.

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Une force inconnue semblait  maintenir deux d’entre nous hors du groupe ; seule notre vigilance les a sauvés. Hélas, en revanche,  rien ne put s’opposer, à la disparition de Lionel, exfiltré à une croisée de routes. Sortilège ?

Jean, notre guide, notre repère,  étranger à toute cette paranoïa continuait méthodiquement à nous chercher le chemin le chemin le plus glissant et le plus salissant.

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Il ne réussit pas cependant à nous éviter les beautés de ces pierres couvertes de mousses, de ces arbres constellés de petites perles d’eau, de ces rayons de soleil perçant les fûts des hêtres.  

 

Il était un trésor en ces lieux au XVIIIè siècle : le cabinet de curiosités de Mme de Courtagnon. Pas moins de cinq salles du château, remplies de « coquillages » disait-on à l’époque, de fossiles dirait-on maintenant.

Cette collection exceptionnelle, connue des spécialises de l’époque et pour laquelle un poème fut écrit, repose maintenant au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.

 

 

Reste aujourd’hui un trésor, celui de ces lieux, que Jean nous a fait partager, au prix de quelques efforts bien vite oubliés. Quel régal que cette plongée, le mot n’est pas trop fort ! au cœur de Courtagnon.

 

Lionel nous attendait aux voitures, les deux genoux intacts. Pour célébrer ce miracle, un détour par l’église se justifiait amplement, histoire de chasser les démons.

Bon, il est vrai, elle a subi elle aussi de graves déboires,mais restaurée depuis peu, elle abrite les collections d'objets d'art et de traditions populaires du Parc

   Et maintenant "Les acteurs du drame"  en cliquant sur l'image ci-dessous.

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MARTINE 22/03/2019 00:16

Un phénix qui a oublié la dernière vidéo, celle qui montrait les acteurs du drame en situation. J'espère pouvoir rattraper cette erreur !

alain 21/03/2019 21:27

si votre ramage se rapporte à votre plumage vous êtes le phénix de ces bois moussus